Imaginez la scène : vous recherchez le nom de votre entreprise sur Google et, avant votre site, une annonce d’un concurrent apparaît.
Comment est-ce arrivé ? Que pouvez-vous faire ? Est-ce légal ?
Si un concurrent cible votre mot-clé de marque, la première étape consiste à distinguer une enchère sur votre nom de son utilisation dans l’annonce. La réponse à apporter dépend de ce que les internautes voient réellement.
Une recherche sur votre marque peut être décisive : la personne qui la saisit connaît déjà votre entreprise. Une annonce concurrente peut capter son attention, mais sa présence ne signifie pas forcément que votre site a perdu sa place dans les résultats naturels.
Pour savoir comment réagir lorsqu’un concurrent achète votre nom de marque sur Google Ads, vous devez comprendre :
- Ce qu’est une enchère sur un mot-clé de marque ;
- Comment vérifier la présence d’annonces concurrentes et y répondre ;
- Dans quels cas enchérir sur la marque d’un concurrent peut être pertinent.
Que les enchères commencent.
Ce que vous devez savoir sur les enchères sur les mots-clés des concurrents
Votre première ligne de défense ? Vérifiez plusieurs requêtes et moments avant de conclure qu’un concurrent cible votre marque.
Voir une autre entreprise profiter de recherches sur votre nom peut être déstabilisant. La pratique est toutefois plus courante et moins menaçante qu’il n’y paraît. Faut-il pour autant rester les bras croisés ? Non : commencez par mesurer ce qui se passe.
Pour détecter des annonces sur votre nom de marque, vérifiez plusieurs variantes de la requête à différents moments. Consultez aussi le rapport d’analyse des enchères de Google Ads si vous diffusez vos propres annonces : il aide à suivre la présence d’autres annonceurs, sans remplacer l’examen des annonces elles-mêmes.
Qu’est-ce que les enchères sur les mots-clés de marque ?
Une enchère correspond au montant que votre entreprise est prête à payer pour obtenir un clic sur une annonce.
Une campagne PPC (paiement par clic) peut cibler plusieurs mots-clés et comporter différentes annonces. Vous pouvez définir vos enchères manuellement ou utiliser une stratégie d’enchères automatiques adaptée à votre objectif.
Parmi les stratégies d’enchères automatiques figurent :
- L’objectif de retour sur les dépenses publicitaires (ROAS) ;
- Le coût par acquisition (CPA) cible ;
- Le taux d’impressions cible.
Ces stratégies répondent à des objectifs différents. Pour une campagne Google Ads de défense de marque axée sur la visibilité, le taux d’impressions cible peut aider à viser une présence donnée dans les résultats de recherche. Les anciennes stratégies « Emplacement cible de la page de recherche » et « Taux de surclassement cible » ne sont plus proposées.
Un mot-clé de marque est une requête qui contient le nom d’une entreprise.
| Type de requête | Exemples |
|---|---|
| Avec marque | « chaussures Nike », « McDonald’s à New York », « camion Ford » |
| Sans marque | « chaussures de course », « restauration rapide à New York », « camionnette » |

Enchérir sur le mot-clé de marque d’un concurrent consiste à cibler une recherche qui contient son nom pour tenter d’y faire apparaître votre annonce. Cela n’oblige pas à reprendre ce nom dans le texte de l’annonce.
Une entreprise peut choisir cette tactique pour plusieurs raisons :
- Capter une partie du trafic destiné à un concurrent ;
- Toucher un public qui compare déjà des solutions ;
- Répondre à un concurrent qui cible sa propre marque.
La tactique est simple. Mais a-t-elle sa place sur le terrain juridique ?
Les enchères sur les mots-clés des concurrents sont-elles légales ?
Ne confondez pas les deux fronts : cibler votre marque comme mot-clé diffère de l’utiliser dans le texte d’une annonce.
Enchérir sur le nom de marque d’un concurrent est généralement autorisé : le simple ciblage d’un mot-clé ne doit pas être confondu avec l’utilisation de cette marque dans une annonce. La présentation de l’annonce et le risque de confusion pour les internautes demandent un examen distinct, selon les faits et le droit applicable.
La politique de Google sur les marques distingue trois points :
- Le mot-clé ciblé : Google ne restreint pas l’utilisation d’une marque comme simple mot-clé.
- Le texte de l’annonce : après examen d’une réclamation du titulaire de la marque, Google peut restreindre son utilisation dans l’annonce d’un concurrent direct. Certaines annonces de revente ou d’information peuvent toutefois relever d’exceptions.
- L’URL à afficher : Google ne restreint pas l’utilisation d’une marque dans le domaine de deuxième niveau de cette URL. Examinez néanmoins l’annonce dans son ensemble pour déterminer si elle risque de créer une confusion sur l’identité de l’annonceur ou l’origine du produit.
L’absence d’enregistrement d’une marque ne signifie pas nécessairement l’absence de droits. Aux États-Unis, par exemple, son utilisation peut créer des droits sans enregistrement fédéral, mais leur portée peut être limitée, notamment géographiquement. Si vous envisagez un recours, vérifiez vos droits dans le territoire concerné.
Les exceptions prévues par Google pour certaines annonces de revente ou d’information ne sont pas un laissez-passer général. Leur application dépend notamment du contenu de la page de destination et de la clarté avec laquelle l’annonceur présente son statut de revendeur ou de site d’information.
Si une annonce utilise votre marque d’une manière qui vous semble abusive, conservez des preuves avant de la signaler à Google. Notez la requête saisie, la date, le lieu du contrôle, le texte de l’annonce et l’URL de destination ; gardez des captures d’écran et les éléments établissant vos droits sur la marque. Google examinera une réclamation relative à la marque, mais son dépôt ne garantit pas la suppression de l’annonce.
Avant d’engager la bataille juridique, évaluez l’impact réel de l’annonce. Une campagne de défense de marque et des annonces qui identifient clairement votre entreprise peuvent constituer une réponse proportionnée. Si les faits révèlent une confusion ou une atteinte à vos droits, demandez un avis juridique. Et si vous songez à enchérir, à votre tour, sur la marque d’un concurrent ? La légalité n’est qu’une partie de la décision : il reste à juger si cette stratégie sert vos objectifs.
Que faire lorsqu’un concurrent utilise le nom de votre entreprise comme mot-clé
Conservez des preuves, mesurez les clics et les conversions, puis choisissez une riposte proportionnée plutôt qu’une guerre d’enchères automatique.
Vous avez vu les avantages et les risques des enchères sur le mot-clé d’un concurrent. Mais que faire si vous découvrez qu’un concurrent achète votre nom de marque sur Google Ads ? Commencez par vérifier les faits, puis choisissez une réponse adaptée.
Trois options principales s’offrent à vous :
- Enchérir sur votre propre marque
- Enchérir sur la marque d’un concurrent
- Chercher des protections pour votre marque
Avant de choisir votre camp, distinguez deux situations : cibler votre marque comme mot-clé n’est pas la même chose que l’utiliser dans le texte d’une annonce. Google ne restreint pas l’achat d’une marque comme simple mot-clé. En revanche, il peut examiner certaines utilisations de cette marque dans une annonce après une réclamation.
1. Enchérissez sur votre propre marque
Lorsqu’une entreprise découvre qu’un concurrent enchérit sur son nom, sa première réaction est souvent de lancer une campagne Google Ads de défense de marque. Cette réponse peut être justifiée, à condition d’en mesurer le coût et les résultats.
Enchérir sur votre propre marque peut vous aider à :
- Obtenir un CPC potentiellement inférieur à celui de mots-clés sans marque
- Atteindre un CTR potentiellement plus élevé
- Mieux contrôler le message de vos annonces
- Limiter les occasions pour un concurrent de capter des clics liés à votre marque
Dans la comparaison présentée ici, les entreprises sans publicité de marque recevaient environ 60 % des clics sur leur premier résultat organique. Celles qui plaçaient une annonce de marque en haut des résultats recevaient 91 % des clics sur les annonces associées à des mots-clés de marque. Ces chiffres illustrent l’intérêt possible d’une présence publicitaire, mais ne garantissent pas une hausse équivalente de votre trafic ou de vos conversions.
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À l’inverse, sans annonce sur vos propres mots-clés, vous pouvez laisser une place à des concurrents à côté de votre résultat organique. Une campagne de défense de marque sert à protéger cette visibilité, pas à acheter automatiquement chaque clic que vous auriez obtenu gratuitement. Suivez donc les dépenses, les clics et les conversions avant d’ajuster vos enchères.
Dans ce combat, la meilleure défense peut être une attaque mesurée.
2. Enchérir sur la marque d’un concurrent
Enchérir sur la marque d’un concurrent peut aussi vous rendre visible auprès d’une audience pertinente. Mais l’exécution et les risques diffèrent de ceux d’une campagne sur votre propre nom. Enchérir sur la marque d’un concurrent est généralement permis par les règles de Google ; cela ne vous autorise pas à créer une confusion sur l’identité de l’annonceur.
Sur vos propres mots-clés de marque, le principal risque est de dépenser un budget pour des clics que votre résultat organique aurait peut-être reçus. Ce budget pourrait alors être plus utile sur des requêtes sans marque. Sur les mots-clés d’un concurrent, vérifiez en plus que votre annonce présente clairement votre entreprise et votre offre.
Si vous ciblez la marque d’un concurrent, choisissez judicieusement votre adversaire. Privilégiez une entreprise qui propose des services similaires et s’adresse au même marché que vous. Testez vos annonces et leur rentabilité avant d’engager davantage de budget.
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Dans l’exemple ci-dessus, une annonce Samsung apparaît sur une recherche liée à l’iPhone. Cette tactique peut attirer l’attention, mais elle expose aussi l’annonceur à une riposte publicitaire. Le taux de clics dépendra notamment de la requête, de l’annonce et de la concurrence : ne fondez pas votre décision sur un CTR moyen isolé.
Être visible face à un concurrent peut être avantageux. Assurez-vous simplement de ne pas déclencher une guerre d’enchères contre une entreprise aux moyens plus importants, sans perspective de retour sur investissement.
3. Cherchez des protections pour votre marque
Le dépôt d’une marque peut renforcer votre capacité à agir contre certains usages trompeurs, mais il n’empêche pas à lui seul un concurrent d’enchérir sur votre nom. L’absence d’enregistrement ne signifie pas non plus qu’aucun droit n’existe : aux États-Unis, l’usage d’une marque peut créer des droits, généralement plus limités, notamment sur le plan géographique.
Si vous souhaitez protéger votre nom, renseignez-vous sur le dépôt adapté à vos marchés. Pour les États-Unis, vous pouvez consulter le United States Patent and Trademark Office. Pour la France, vérifiez les démarches auprès de l’INPI. Un conseil en propriété intellectuelle peut vous aider à évaluer l’étendue de vos droits.
Comment détecter les annonces sur votre nom de marque ? Recherchez régulièrement votre nom, ses variantes et vos principaux produits. Répétez les contrôles à différents moments et conservez les résultats. Si vous utilisez Google Ads, le rapport d’analyse des enchères peut aussi vous aider à suivre les annonceurs présents sur vos requêtes, sans remplacer la vérification des annonces elles-mêmes.
Si une annonce vous semble problématique, conservez des captures d’écran datées montrant la requête, l’annonce complète, l’URL affichée et la page de destination. Notez aussi les dates, les zones géographiques concernées et tout élément susceptible de créer une confusion sur l’identité de l’annonceur. La preuve utile porte sur l’usage de votre marque dans l’annonce ou sur une présentation trompeuse, pas seulement sur la présence d’un concurrent dans les résultats.
Vous pouvez alors consulter la politique de Google sur les marques et déposer une réclamation si vous êtes titulaire des droits ou autorisé à agir. Google examine les plaintes et peut restreindre l’utilisation d’une marque dans une annonce ; un signalement ne garantit pas sa suppression. Certaines annonces de revendeurs ou de sites d’information peuvent être autorisées sous conditions, notamment selon le contenu de leur page de destination et la clarté de leur statut. La marque présente dans le domaine de deuxième niveau d’une URL à afficher n’est pas, à elle seule, restreinte par cette politique.
Si vous êtes en bons termes avec le concurrent, vous pouvez aussi le contacter pour lui exposer les faits et demander une modification de son annonce. En parallèle, optimisez votre campagne de défense de marque. Si l’annonce crée une confusion ou si le différend persiste, demandez un avis juridique avant d’engager un recours. Inutile d’ouvrir plusieurs fronts quand une réponse proportionnée peut suffire.
Après tout, pourquoi inviter une guerre alors que la diplomatie peut fonctionner ?
Enchérir sur les mots-clés des concurrents est-il une bonne idée ?
Enchérir sur le nom de marque d’un concurrent peut vous apporter du trafic, mais cette offensive a un coût et peut déclencher une riposte. Avant de vous lancer, comparez les gains possibles aux risques.
Que vous envisagiez de cibler la marque d’un concurrent ou de défendre la vôtre, examinez :
- Le coût des mots-clés de marque par rapport aux mots-clés sans marque
- La visibilité supplémentaire que les annonces peuvent apporter à votre marque
- Le potentiel de conversion du trafic obtenu
- La pression concurrentielle sur les enchères
Vos propres mots-clés de marque peuvent coûter moins cher que des requêtes génériques très disputées, mais ce n’est pas une règle. Le coût dépend notamment du nombre d’annonceurs présents aux enchères. Sur la marque d’un concurrent, surveillez aussi la qualité du trafic : un clic ne vaut l’investissement que s’il peut déboucher sur une conversion.
Une requête de marque traduit souvent une intention précise, sans garantir un clic ni une vente. Une campagne Google Ads de défense de marque peut vous aider à présenter votre offre et à orienter les visiteurs vers la bonne page. Comparez toutefois ses résultats à ceux de votre trafic organique avant d’augmenter le budget.
Les mots-clés sans marque permettent souvent de toucher des personnes qui ne vous connaissent pas encore. Les requêtes portant sur une marque visent un public plus restreint : elles peuvent être utiles pour capter une demande précise, mais remplacent difficilement une campagne de découverte.
Cibler la marque d’un concurrent peut aussi provoquer une riposte sur la vôtre et faire monter les enchères. Faut-il pour autant éviter ce terrain ? Pas nécessairement. Mesurez les conversions et fixez une limite de coût avant qu’une bataille publicitaire ne grignote votre rentabilité. Enchérir sur une marque concurrente comme mot-clé n’est pas, en soi, interdit par la politique de Google. L’utilisation de cette marque dans le texte de l’annonce soulève une question distincte, notamment si l’annonce crée une confusion sur l’identité de l’annonceur.
| Type de mot-clé | Coût | Taux de conversion | Concurrence | Visibilité |
| De marque | Variable, parfois plus bas pour votre propre marque | À mesurer selon l’intention et l’annonceur | Variable selon les annonceurs présents | Limitée au volume de recherches sur la marque |
| Sans marque | Variable, parfois plus élevé sur les requêtes disputées | À mesurer selon l’intention | Variable selon la requête | Potentiellement plus large |
Avant d’entrer dans une guerre d’enchères, vérifiez ce que chaque campagne vous rapporte réellement. Si son coût augmente sans conversions supplémentaires, une meilleure annonce ou une page de destination plus pertinente sera parfois plus utile qu’une surenchère.
Devriez-vous vous inquiéter lorsqu’un concurrent cible votre mot-clé ?
Vous savez désormais :
- Ce que signifie enchérir sur un mot-clé de marque
- Comment réagir si un concurrent achète votre nom de marque sur Google Ads
- Quels critères examiner avant de cibler la marque d’un concurrent
Voir l’annonce d’un concurrent sur une recherche portant sur votre marque n’est pas, à elle seule, une preuve d’infraction. Google ne restreint pas l’usage d’une marque comme simple mot-clé. Il peut en revanche examiner certaines utilisations de la marque dans une annonce après une réclamation du titulaire des droits. Des annonces de revendeurs ou de sites d’information peuvent notamment être autorisées sous conditions.
Avant de contre-attaquer, vérifiez l’ampleur du problème et conservez des preuves. Voici une marche à suivre proportionnée :
- Recherchez votre marque et ses variantes à plusieurs reprises, puis consultez, si vous diffusez des annonces, le rapport d’analyse des enchères dans Google Ads. Une seule recherche ne suffit pas à établir qu’un concurrent apparaît systématiquement.
- Conservez des captures datées montrant la requête, le texte complet de l’annonce, son URL visible et la page de destination. Notez ce qui pourrait laisser croire que le concurrent est votre entreprise ou un partenaire officiel.
- Mesurez l’effet sur vos clics, vos coûts et vos conversions. Si cela se justifie, testez une campagne de défense de marque et améliorez vos annonces ainsi que leurs pages de destination.
- Si l’annonce utilise votre marque d’une manière que vous jugez contraire aux règles de Google, déposez une réclamation relative à une marque avec les éléments attestant vos droits et les annonces concernées. Google examinera la demande, sans garantir la suppression de l’annonce. En cas de confusion préjudiciable, demandez un avis juridique avant d’engager un recours.
La bonne réponse dépend du coût réel de cette concurrence, pas de sa seule présence. Défendre votre marque, cibler celle d’un concurrent ou privilégier d’autres requêtes sont des choix à comparer à partir de vos résultats. Une veille régulière vous évitera de laisser une hausse des coûts passer inaperçue, sans vous entraîner dans une bataille d’enchères inutile.
